« La remontée des Cendres » – Tahar Ben Jelloun

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liste_La-bibliotheque-ideale-de-Tahar-Ben-Jelloun_8671La minute Bio’ :

Né à Fas le 1er Décembre 1944, il a fréquenté d’abord l’école coranique de son quartier avant d’entrer à l’école primaire franco-marocaine. Il commence à faire publier ses poèmes en 1968 dans la revue Souffles. Il fit publier en 1973 son premier roman Harrouda chez les éditions Denoël (très bon livre). Il fit ensuite une thèse en psychiatrie sociale en 1975 sur les Problèmes affectifs et sexuels de travailleurs nord-africains en France. Il écrivit grâce à celle-ci son second roman chez Denoël La plus haute des solitudes. qui connaît un succès surprenant. Enfin entre 1975 et 1991, il écrivit plusieurs livres tous édités chez les maisons d’éditions Seuil. Enfin suite à la guerre du Golfe, il écrivit La remontée des cendres en mémoire des victimes anonymes de cette guerre. Puis après les premiers attentats de l’EI (Etat Islamique), il décide d’écrire des livres sur le racisme et d’expliquer le Coran aux enfants (et adultes). Enfin en 2008, il est élu à l’Académie Goncourt ; en 2010 il fait partie du Prix Apollinaire et devient président du Festival de théâtre Francophonies en Limousin.

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Date de parution : 1991

Résumé :

 » Ce corps qui fut un rire

brûle à présent.

Cendres emportées par le vent jusqu’au fleuve et l’eau les reçoit comme les restes de larmes heureuses.  »

 

 » Il est une douleur millénaire qui rend notre souffle dérisoire. Le poète est celui qui risque les mots. Il les dépose pour pouvoir respirer. Cela ne rend pas ses nuits plus paisibles.

Nommer la blessure, redonner un nom au visage annulé par la flamme, dire, faire et défaire les rives du silence, voilà ce que lui dicte sa conscience. Il doit cerner l’impuissance de la parole face à l’extrême brutalité de l’histoire, face à la détresse de ceux qui n’ont plus rien, pas même la raison pour survivre et oublier.  »

Tahar Ben Jelloun

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Mon avis :

Ma soeur m’avait incité à le lire puisqu’elle l’avait adoré. Mais contrairement à elle, je ne l’ai pas spécialement adoré. Je me suis retrouvé à le lire sans spécialement aimer et à le trouver plutôt long. En effet, le livre ressemble un peu à un long épitaphe (ce qu’on écrit sur les tombes). Au début du livre c’était plutôt intéressant comme point de vue, cependant on se rend rapidement compte que cela devient difficile à la lecture.

Durant tout le livre, on se retrouve un peu comme confronté à la mort. Un climat morbide vole au dessus de nous durant toute la lecture du livre. Ceci m’a un peu gêné puisqu’il représente la mort d’un manière très bien écrite et très poétique. Le climat est d’autant plus bizarre que lorsque je me suis réellement rendu compte qu’il ne parlait que de guerres et des morts dû à la guerre, je me suis senti mal de ne pas l’avoir vu plus tôt. Au début du livre, je ne m’en étais pas rendu compte de ce « détail » de part le fait que ce soit écrit de manière tellement poétique et tellement belle. Par ce stratagème, Tahar Ben Jelloun envoûte le lecteur (ici par conséquent : moi) et fait en sorte que malgré l’atrocité des scènes nous soyons captivés, voire même plus que nous aimons voir l’atrocité de la scène sous cet angle.

A travers ce livre, je me suis retrouvé confroté à des sentiments très confus. Si je devais comparer les sentiments que j’ai éprouvé à la première lecture du livre avec une autre oeuvre, je pense que je choisirai le poème 126 des Fleurs du mal par Charles Baudelaire : Une Charogne. Cependant ce serait dans l’ordre inverse, lors de la première lecture de ce poème j’ai d’abord été dégoûté par les détails crus qui pouvaient être donnés puis la fascination a pris le contrôle de mon esprit. Dans ce livre la fascination était omniprésente au départ cependant nous sommes dégoûtés des détails crus qu’il pourrait y avoir dans cette poésie de M. Ben Jelloun.

La remontée des Cendres est suivi d’épitaphes et de petits commentaires philosophiques sur la guerre et la mort assemblés dans un petit recueil nommé Non identifiés. Dans cette partie, l’auteur nous raconte brièvement la vie de certaines personnes mortes à cause de la guerre tout en gardant ce côté philosophique qui nous fait nous poser des questions sur les thèmes omniprésents du livre.

Le seul « problème » que j’ai pu trouver dans ce livre c’est que pour réellement l’aprécier il faut le lire plusieurs fois cependant le lire plusieurs fois nous dégoûte de plus en plus de ce livre. Et c’est la même chose pour la compréhension de l’oeuvre du point de vue philosophique qui je pense doit être très intéressant à étudier. De même que je regrette que ce livre ne soit pas plus étudié à l’école puisque c’est un des livres les plus intéressant sur ces sujets qu’il m’a été possible de lire.

 

Citations :

On a réveillé les morts

pour leur faire la guerre

le cimetière ne regarde plus la mer

il se couvre de sacs de sable

pour veiller le sommeil des siens.

 

Âmes sensibles, s’abstenir de lire la suivante…

Nos enfants aussi. Légers comme des papillons ils sautent en chantant,

ils sautent sur des mines et leurs corps s’éparpillent en fumée et en cendre.

Ma note :

Malgré le fait que je n’ai point aimé ce livre, je lui accorde quand même l’honorable note de :

A+

Mais je ne pense pas lire d’autres de ses oeuvres.

 

Et vous? L’avez vous lu? Si oui, qu’en avez vous pensé? Laissez moi donc un petit commentaire sur ce que vous avez pensé de cet article ↓ ⇓

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