« L’herbe Bleue » ~ Anonyme

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L’herbe Bleue, de quoi ça parle? C’est très simple c’est le journal intime d’une fille de 15 ans qui se drogue. On voit son évolution dans le monde sur à peu près 5/6 mois.

J’avouerai avoir été un peu réticent à l’idée de lire ce livre car je n’aime pas spécialement rentrer dans l’intimité d’une personne puisque d’après ce que j’ai lu, la jeune fille est morte, et c’est son journal intime que les parents avaient retrouvé. Je me sens un peu comme un voleur ou même un violeur pour être exact… Je lui ai « volé » ses souvenirs et surtout violé son intimité. Cela peut mettre mal à l’aise de lire les pensées d’une fille pour un garçon. Cependant à travers ce journal intime on découvre tous les aspects de la drogue.

Au départ son journal n’était fait que pour se rassurer puisqu’elle déménageait et qu’elle voulait commencer une nouvelle vie, avoir quelqu’un à qui parler de ses coups durs, lorsqu’elle se retrouvait seule.
Elle retourne un jour dans son ancienne ville pour les vacances et revoit des personnes qu’elle connaissait mais qui ne lui adressait jamais la parole. C’est là qu’elle a commencé à prendre de la drogue puisqu’on l’avait invité à une soirée.Depuis ce jour elle a cherché à faire des recherches sur la drogue et ses effets, ce que je trouvais assez logique puisque moi-même j’ai un peu cherché cela (je n’ai jamais consommé de la drogue). Ses recherches l’ont menée à retoucher à la drogue et elle a commencé à se droguer pour de vrai. Cependant elle fera tout pour s’échapper de ce monde.

Durant tout le roman, j’étais étonné des descriptions que l’auteur a fait. D’après des amis, on ne peu pas mettre de mots sur ce « sentiment de liberté que nous procure la drogue ». Cependant en tant qu’observateur, je trouve que la drogue est inutile puisqu’elle change notre personnalité et fait que nous ne sommes plus nous même.  Cependant j’ai trouvé que ce combat intestin contre elle même et contre la drogue apportait une pointe d’espoir dans ce roman. Cependant à chaque rechute j’étais dégoûté pour elle qu’elle ne puisse pas y résister. Malgré tout elle arrive à s’en défaire et elle ne se drogue plus. A ce moment, j’avouerai être fier d’elle et comme c’est un journal intime j’étais aussi fier de moi puisque j’avais l’impression que je lisais un journal intime que j’avais écrit sur mes propres expériences.

Par contre, la seconde partie m’a fait de la peine. J’ai même failli renoncé à finir le livre à cause de cette partie. Je me revoyais quelques années auparavant mais à la place de la drogue on mettait le plaisir des autres et ça y ressemblait. J’ai beaucoup pleuré devant cette partie, mais j’étais aussi en train de l’encourager pour qu’elle puisse s’en sortir. Lorsqu’un nouvel acteur est rentré dans sa vie j’étais content puisque je n’avais pas eu cette chance. J’avouerai que la seconde partie du livre est celle qui m’a le plus touché de part mon passé (merci de ne pas me questionner là dessus…).

51x7pmqhh7l-_sx306_bo1204203200_Ce livre est très bien placé dans ma liste de livres préférés puisqu’il aborde plusieurs thèmes de société tabous  mais explique aussi pourquoi ils peuvent être tabous. Durant tout le livre nous sommes tiraillés tel l’auteure cependant quand nous nous arrêtons de lire nous savons que nous nous vivons pas cette situation voire nous ne l’avons point vécue.

On pourrait dire que la morale de ce livre c’est (pour vulgariser un peu) : « La drogue, c’est mal ! « . Cependant elle est bien plus profonde que cela. Ce livre nous explique comment la drogue peut détruire non pas une seule vie mais carrément une famille complète. Comment ça peut détruire à la fois l’image de soi mais aussi celle des autres. Comment le fait de prendre de la drogue peut nous faire nous sentir différents tout en restant le/la même. Comment lorsqu’on est drogué il nous est difficile de sortir de cet univers. Mais surtout comment on essaie de faire remonter notre image lorsqu’on sait comment on a été sous emprise de drogue, et ce que l’on pense de soi.

Mes citations : 

Une goutte de pluie vient de s’écraser sur mon front et elle m’a fait l’effet d’une larme tombant du ciel. Est ce que les nuages et les cieux pleurent sur moi, vraiment? Est ce que je suis réellement seule dans ce monde gris et triste? Est-il possible que Dieu lui-même pleure pour moi?

 

La véritable amitié ne peut être basée sur la pitié ni sur le désir qu’on a d’empêcher quelqu’un de se noyer.

 

Je ne sais plus où j’en suis, ni quoi, ni qu’est-ce, ni qui ! Je sais seulement que je suis à présent une prêtresse de Satan qui essaye de tenir le coup après une équipée sauvage de la liberté.

Merci d’avoir lu cet article jusqu’à la fin, si vous l’avez lu mettez un petit (ou long) commentaire avec votre avis. A la prochaine !

PS : En ce moment j’ai beaucoup de projets personnels en cours. Donc j’essaierai de poster assez régulièrement mais je ne vous oublie pas…

6 réflexions au sujet de « « L’herbe Bleue » ~ Anonyme »

  1. Ping : Défi des 52 semaines. – Les Loisirs De La Vie

  2. J’aime beaucoup ton analyse du livre ainsi que le fait que tu exprimes clairement tes émotions durant ta lecture…petit détail sur lequel il y a eu de nombreuses polémiques, l’auteur n’est plus anonymes. Ce qui selon moi n’enlève rien à la qualité du roman

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    • Merci de ton avis 🙂 Et oui j’ai entendu parler ce dernier détail lorsque j’ai sorti la chronique. Cependant quand je lis un livre « tranche de vie » ou « historique » j’aime bien voir le contexte de la parution du livre, ou étudier un peu les grands événements des années qui précèdent. Mais un livre ne se résume pas à son auteur, j’ai laissé le anonyme car c’était ce qu’il y avait dans mon livre. En plus je trouve que la vraie qualité du livre est que, quand il était anonyme, toutes les filles du même âge pouvait s’imaginer être en train de l’écrire. Pour moi pour ce genre de livre l’anonymat est plus fort pour rentrer dans l’histoire. Je ne sais pas ce que tu en penses…

      Aimé par 1 personne

      • Je suis tout à fait d’accord…je l’ai lu jeune et il m’avait marqué. Puis je l’ai relu en tant que mère (et chroniqué) car ma fille de 15 ans voulais le lire. L’émotion n’est pas la même mais elle y est toujours. J’ai un ami qui dit  » Qu’est ce qu’on se fout de l’auteur tant que c’est bon !  » Peu importe qui a écrit ce roman, l’essentiel et le message …

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